
En France : une militarisation à marche forcée
La France prépare ses populations non pas à faire face à des catastrophes, mais à tolérer l’économie de guerre, à accepter les coupes budgétaires dans la santé, l’éducation, le logement, en jouant sur la peur et au profit des industries d’armement. Le régime organise l’encadrement autoritaire des classes populaires face aux crises sociales, écologiques, énergétiques… et face aux résistances, puisque comme l’anticipe le directeur général de la Gendarmerie nationale « cela ne se passera pas sans agitation sur le territoire national ».
Les capitalistes ont toujours besoin de la guerre pour se développer, ils sont dépendants de l’industrie de l’armement pour favoriser le profit contre le travail. Cela compte bien plus que les arguments idéologiques qu’ils utilisent pour justifier ces dépenses. Cette militarisation accélérée n’a donc rien de défensif : elle accompagne la montée en agressivité des États impérialistes parmi lesquels la France et ses alliés de l’OTAN.
Actuellement la conjoncture est à la saturation des marchés et à la baisse des investissements directs à l’étranger, ces États trouvent donc dans l’industrie de l’armement un débouché économique privilégié pour écouler le surplus. Cela leur permet d’utiliser la guerre comme un instrument de domination économique à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. Face à l’injonction à se préparer à la guerre, nous devons refuser de payer le prix des crises d’accumulations du Capital.
Pour rendre cette guerre acceptable, le pouvoir promeut le repli chauvin et belliciste, fabriquant ainsi les conditions subjectives de l’économie de guerre et de la militarisation des frontières. La véritable menace « existentielle » n’est pas extérieure, mais bien celle du capitalisme lui-même et de sa fuite en avant militariste contre laquelle nous devons faire front.