24 septembre 2025
Lignes anti-impérialistes

En Italie, l’autre 22 septembre pour Gaza

Ce lundi 22 septembre, l’attention médiatique française était concentrée sur la tentative hypocrite de sauver la « solution à deux États » par la reconnaissance symbolique, tardive et conditionnée de l’État de Palestine par Emmanuel Macron. Mais en Italie, c’est une grève générale en actes, pour Gaza, qui a pris forme à l’appel des syndicats de base. Cette grève éminemment politique fait suite à l’appel des dockers du port de Gênes engagés dans la flottille Sumud. Les dockers l’ont lancée sur un mot d’ordre « bloquons tout » identique à celui du 10 septembre en France.

Cette grève générale est la plus suivie du pays depuis 15 voire 20 ans. De nombreux ports ont été bloqués ou perturbés à Gênes, Venise, Naples, Salerne, Trieste. A l’heure où nous écrivons ces lignes, le port de Livourne est encore occupé. La grève a été particulièrement suivie dans les transports. Les gares de Milan, Turin et Rome ont été bloquées et des autoroutes ont été occupées notamment en Emilie-Romagne, en Toscane et dans le Piémont.

De nombreusxes travailleurses, dont certain.e.s syndiqué.e.s à la CGIL (qui a pour sa part boycotté la journée), ont tout de même participé à la grève. La jeunesse a également massivement pris part à cette journée de mobilisation qui a eu lieu dans 80 villes.
Les camarades d’Italie ont montré que la grève est un outil puissant pour arrêter les armes à destination de l’armée génocidaire. Cette journée de grève en soutien à la lutte du peuple palestinien est aussi la plus puissante mobilisation de la période contre l’économie de guerre en Europe.

C’est l’aspect politique de cette grève générale qui a fait sa force, et démontre à qui n’en serait pas convaincu que la lutte des classes en Italie comme en France est indissociable de la lutte contre l’impérialisme.