22 décembre 2025
Lignes anti-impérialistes

Face à l’agression des USA : soutien au peuple du Venezuela

Les États-Unis intensifient leur pression sur le Venezuela. Celle-ci ne se limite plus aux sanctions économiques et au financement de l’opposition bourgeoise de droite et d’extrême-droite : elle prend désormais la forme d’un blocus maritime, qui s’apparente à un acte de guerre unilatéral. Washington normalise une stratégie d’asphyxie totale. Ce durcissement ne constitue pas une rupture, mais bien une évolution logique des sanctions, engagées sous l’administration Obama, renforcées sous Trump 1, pleinement assumées sous Biden.

Face à cette escalade, les critiques libérales se contentent de dénoncer un supposé « aventurisme trumpien », une irrationalité personnelle ou un excès de brutalité. Cette lecture, commode, permet surtout d’éviter toute remise en cause de fond : Républicains et Démocrates ont validé main dans la main un budget militaire record de 901 milliards de dollars pour 2026, et partagent le même consensus stratégique sur le maintien de l’hégémonie américaine dans son « pré carré » latino-américain. 

MAGA ou libéraux, faucons assumés ou gestionnaires policés de l’Empire : tous se retrouvent unis dès qu’il s’agit de défendre les intérêts du capital américain, dans un contexte où l’accumulation devient plus instable et où la concurrence internationale s’intensifie. Ce qui différencie l’administration Trump, c’est qu’elle ne cherche plus à se draper dans un prétexte humanitaire ou sécuritaire. Après la fable du narcotrafic, elle parle désormais ouvertement de « notre pétrole », revendiquant sans détour l’appropriation des ressources vénézuéliennes. 

Après des décennies de justifications mensongères – armes chimiques, lutte contre le terrorisme, défense de la  « démocratie » – l’impérialisme n’a plus besoin de se cacher : il s’énonce comme tel, sûr de son impunité et de l’adhésion de ses relais serviles. Il n’y a pas à tergiverser, à penser un interventionnisme bénéfique, une bonne manière d’exercer sa puissance impériale, ou un néocolonialisme repeint aux couleurs du progrès. En tant que révolutionnaires, il n’y a qu’une seule attitude à avoir : refuser les sanctions, le blocus et l’intervention militaire. 

Battons-nous pour la souveraineté du peuple vénézuélien en rappelant que l’offensive actuelle n’a qu’un seul moteur : la vassalisation et l’appropriation des ressources de tout un continent. 

Ici et ailleurs,

À bas le néocolonialisme,

À bas l’impérialisme.